Vendredi 27 janvier, de 9 heures à 10 heures, je serai l’invité de l’émission « La voix est libre » sur Radio Notre Dame, qui se penche sur l’humanisme : incantation récurrente dans le monde politique, valeur cardinale d’une époque en manque de repères, l’humanisme auquel nous faisons si souvent appel est aussi le symptôme de l’inquiétude qu’éprouve l’homme moderne, marginalisé par le jeu économique et social qu’il a le sentiment de ne plus maîtriser.
Comment refonder un humanisme qui serve vraiment ce qu’est l’homme ?
Écoutez l’émission sur 100.7, disponible également en direct et en différé sur le site de l’émission.
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« Comment refonder un humanisme qui serve vraiment ce qu’est l’homme ? »
Belle formulation qui suppose une entreprise et un projet d’une part et une référence à ce qu’est l’homme. J’approuve évidemment si, pour une fois, cela prête à conséquence. J’entend depuis des décennies qu’il faut refonder un humanisme sans que jamais cela ne se soit traduit par quelque proposition un peu fondée.
« … il nous faut redécouvrir l’importance première de la proximité. Enfants de l’universalisme désincarné des Lumières, fidèles de la globalisation abstraite promise par les progrès technologiques du siècle dernier, citoyens du monde dématérialisé du numérique, nous avons cru à la fin de l’enracinement et à l’annulation des distances. Plus rien pour nous n’est lointain ; et paradoxalement, c’est maintenant qu’il nous faut retrouver le sens du prochain. »
J’approuve. Il vous faut lire ce qui retourne du « paradigme communautaire »
http://journal.coherences.com/article405.html
J’ai entendu votre bagage philosophique et votre entendement personnel, ce n’est pas si fréquent.
merci pour votre intervention dans cette émission qui éclaire très bien le thème donné avec des explications limpides.
Vous êtes le digne fils spirituel de Gustave Thibon .
La question de l’humanisme est urgente en effet, surtout dans le contexte actuel où les religions s’effondrent et où l’individualisme pousse à outrance jusqu’au préjudice toute la communauté vers un précipice.
Il est heureux qu’une nouvelle génération prenne la relève à notre époque où nous devons choisir entre la survie de la terre et le pillage quotidien de ses richesses au service d’un « mieux être » totalement illusoire.
Il est urgent de se poser les bonnes questions.
On veut nous faire aduler les trois idoles de ce monde, que sont l’argent, le sexe et le pouvoir. On veut nous faire oublier le sens propre de notre condition humaine et le sens de notre humanité. On veut nous faire perdre notre liberté.
Heureusement, certains d’entre nous sont en quête de spiritualité, à la recherche de la vérité parmi toute cette souffrance et le chaos qui nous entoure. Comme dirait Wilfrid Lemoine, la seule supériorité de l’homme jaillit du sens de l’absurde qui le saisit quand il se demande ce qu’il est venu faire en ce monde.
Mais sans repères, c’est difficile de se construire. Sans repères, la vie n’a aucun sens, et c’est pour ça que beaucoup de jeunes qui se sont perdus en cours de route se suicident. C’est un acte désespéré qui traduit leur refus de survivre dans ce monde. Ils n’ont pas trouvé les réponses à leurs questions dans leurs blessures, et se sont sentie écrasés sous ce poids énorme qu’est la quête de la vérité, la quête de leur humanité.
Et puis il y a ceux qui se contentent de vivre et qui cèdent aux puissances de l’envie et du désir. Ils profitent des petits plaisir de la vie et tombent souvent dans l’excès et la dépendance pour mieux supporter le vide et la platitude insoutenable de leur misérable existence. Eux ne se posent pas de questions, du moins pas encore.
De ce fait je vous rejoins complètement quand vous dites que l’homme se trouve quand il se dépasse. De par mon expérience (et pourtant je ne suis pas vieille), je confirme également que les instants de bonheur ne se trouvent pas dans la satisfaction personnelle mais dans la joie d’avoir pu s’ouvrir à l’autre et d’avoir pu s’ouvrir à quelque chose qui nous dépasse .
Dans chaque rencontre que je fais ou presque, je suis à la recherche de cette transcendance, de ce côté divin mais qui, paradoxalement, nous ramène et nous donne accès à notre humanité profonde, à notre réalité.
Oui, la visée humaine est l’accomplissement de l’humain. C’est le don de soi, c’est se chercher et se découvrir sur terre durant nos quelques années de vie, et ce malgré le déclin de notre civilisation, malgré la crise politique, économique, sociale, et l’incertitude de notre avenir.
Il est urgent que la société se réveille de ce sommeil destructeur pour elle et pour le monde.
Merci de nous l’avoir rappelé, et j’espère ne pas être la seule à en avoir conscience …
Quel plaisir de vous lire; je me sens moins seul à raisonner comme un » vieux con »
merci encore