3.1. Actions pour la ville de Versailles

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Mobilisation pour la ligne 18

Avec de nombreux élus de Versailles et des villes proches, j’ai participé ce matin à une action de mobilisation pour que le gouvernement ne revienne pas sur le financement de la ligne 18, qui dans le cadre du grand Paris doit relier Orly (Val-de-Marne) à Versailles. Cette ligne est notamment indispensable au développement du plateau de Satory, à Versailles.

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Babysit’Dating

Depuis 8 ans, le Babysit’dating permet à des parents souhaitant recruter un babysitteur de rencontrer de jeunes Versaillais recherchant un job étudiant. L’événement a réuni lors de sa précédente édition près de 200 familles et plus de 250 lycéens et étudiants.

Durant tout l’après-midi du samedi 16 septembre, les participants pourront faire connaissance dans la salle des fêtes de l’Hôtel de Ville de Versailles.

A partir du 1er septembre, les parents pourront réserver des créneaux horaires sur le site internet de la ville, tandis que les jeunes, âgés au minimum de 16 ans, seront invités à s’inscrire sur place.

Plus d’informations et de détails pratiques sur JVersailles.fr.

Dossier : Lycéens et étudiants à Versailles

En cette période de rentrée, un dossier à découvrir ou à redécouvrir : le dernier numéro du magazine Versailles se penche sur un univers lycéen et étudiant trop souvent méconnu, et sur la stratégie de la Ville pour accompagner ses 24 000 jeunes. C’est une belle occasion de découvrir la vitalité de la jeune génération à Versailles, et de rencontrer quelques uns de ses visages les plus marquants…

Pour lire en mode plein écran :

 

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Plus d’informations sur le site JVersailles.fr.
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« Une belle histoire »

Au milieu du flot des commentaires politiques qui accompagnent l’entre-deux tours de la présidentielle, j’ai une belle histoire à vous raconter qui nous change, pour un instant, des querelles partisanes…

C’est l’histoire d’un service reçu qui, par la force d’une coïncidence, se transforme en service rendu – à la vie, à la mort !

Juin 2011. Christophe est élève en Première S au lycée Hoche, à Versailles. Comme d’autres lycéens, il participe à l’Opération Bac. Ce projet que j’ai lancé en 2008, juste après les élections municipales, mobilise des étudiants ou des enseignants qui, pendant la période de révision du bac, donnent des cours particuliers bénévoles à des lycéens à l’approche du bac. Les enseignants n’ayant pas le temps d’accompagner personnellement chacun des élèves dans la dernière ligne droite, beaucoup d’entre eux, nous le savons, se tournent vers la solution des cours particuliers ; mais payer un prof ou une agence, c’est un investissement souvent très lourd. Pour tous les élèves dont les familles ne peuvent supporter ce coût, nous avons crée l’Opération bac : grâce aux dizaines de bénévoles qui s’y sont associés depuis quatre ans, chaque année, dans notre ville, la solidarité prend le relais du système scolaire pour aider tous les élèves à réussir.

Christophe prépare cette année-là l’oral du bac de français. Le premier jour de l’Opération bac, il rencontre Monsieur G., professeur de littérature et de culture générale en classes préparatoires, qui lui consacrera plusieurs heures de son temps, après ses propres cours, pour l’entraîner à l’oral, le conseiller, l’encourager, compléter avec lui ses lectures et ses connaissances. En juillet, Christophe décroche un 14 à l’examen ; il envoie aussitôt un message pour transmettre la bonne nouvelle à son professeur et à M. G., remerciant ainsi son éphémère compagnon de route.

Novembre 2011, cinq mois après. Christophe croise M. G., passé au Lycée Hoche à l’occasion de l’inauguration de la chapelle, merveille d’architecture religieuse tout juste restaurée. Quelques mots échangés, quelques nouvelles. Une heure plus tard, M. G. s’effondre, à la station de bus Europe, victime d’un arrêt cardiaque. Quand il se réveille, miraculeusement indemne après plusieurs jours passés dans le coma, les pompiers qui l’ont secouru lui racontent qu’il ne doit la vie qu’à l’intervention décidée, et décisive, d’un anonyme qui, passant par là, a donné efficacement l’alerte avant de procéder à un long massage cardiaque. M. G. sait que sa vie n’a tenu qu’à un fil, pendant plusieurs longues minutes ; et que ce fil infime n’a été préservé que par un mystérieux passant…

Lundi de Pâques, 9 avril 2012, il y a quelques jours. A l’occasion de la première Messe dans la chapelle restaurée, Christophe retrouve M. G., qui lui apprend qu’il est en congés maladie et lui raconte son accident. Bref instant de stupéfaction : Christophe n’a pas oublié, il n’oubliera jamais, ce jour du 25 novembre où, appliquant avec anxiété les techniques apprises pendant son brevet de secourisme, il a pratiqué un massage cardiaque sur un homme qui s’était écroulé près de lui. Le rapprochement est vite fait. Obnubilé par le massage cardiaque, Christophe n’avait pas reconnu le bon samaritain de l’Opération bac, qu’il venait de quitter et dont il devenait, sans le savoir, le sauveur. Stressé par l’urgence, il n’avait pas dévisagé cet inconnu, détaillé les traits défigurés par le malaise ; il ne s’était pas demandé qui était tombé avant de se jeter à terre pour lui porter secours. Et quand les pompiers étaient arrivés, le lycéen s’était effacé discrètement, afin de ne pas gêner l’intervention qui emmenait vers la vie cet éphémère compagnon de route. Aujourd’hui encore, il raconte cela avec beaucoup de simplicité, ne se considérant que comme l’un des maillons d’une chaîne d’entraide et de secours.

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M. G. m’a raconté la nouvelle, encore sous le coup de l’émotion après ces retrouvailles si inattendues et si intenses. J’ai reçu ce matin Christophe, avec qui nous avons parlé longuement de cette « belle histoire », comme il l’appelle, de ces étonnantes coïncidences, et de leurs enseignements. « J’ai reçu, me dit Christophe, et j’ai donné ; et en donnant j’ai reçu encore. » La vie est faite pour cet échange, gratuit – et si inattendu ! On ne dira jamais assez que l’important est de se préparer soi-même à servir, toujours plus et mieux. « L’occasion n’arrive jamais quand on l’imagine, reconnaît Christophe ; ce qui compte, c’est d’être prêt. » Et pour s’y disposer, me dit-il, il faut faire l’expérience de la responsabilité. Christophe est engagé dans le scoutisme. Ce brevet de secourisme qu’il a passé, et qu’il venait de « recycler » en prenant le temps de se remettre à jour, a sauvé une vie.

M. G. avait mis son savoir au service de la fragilité d’un jeune qu’il ne connaissait pas ; Christophe a pris le temps d’apprendre ce qui allait secourir l’extrême vulnérabilité d’un prochain au seuil de la mort.

Ainsi vont les solidarités humaines. Ce que j’avais déjà tenté de décrire dans un précédent billet, M. G. et son élève l’ont vécu pleinement : chacune de nos vies repose sur celle des autres. L’indépendance est un leurre, l’individualisme un échec. Et la ville, humble échelle de nos existences, peut être le lieu où se reconstituent, contre la solitude anonyme d’une société de consommation globalisée, les solidarités de proximité qui font que l’homme résiste encore à la mort – à la mort biologique, parfois, et plus sûrement encore à la mort intérieure.

Dans cette expérience se révèle la mesure de l’enjeu de l’action municipale, et l’importance de cette intuition qui guide nos projets.

Christophe me lit le message qu’il a envoyé à M. G., juste après leurs retrouvailles inattendues : « La vie est précieuse, belle et fragile, et je suis si content que vous en profitiez encore. » Je ne saurais trop lui dire combien je suis admiratif et reconnaissant de son témoignage, humble et discret !

L’Opération Bac, elle, reprend dans quelques semaines. M. G., que je sais fidèle lecteur de ce blog et qui se reconnaîtra, a promis d’y participer de nouveau…

Ouverture de l’Atelier numérique

.C’est avec un peu de retard encore que je reviens sur un évènement majeur, l’inauguration de l’Atelier.

Dès 2008, François de Mazières repère un site dont la ville avait la propriété, sans en avoir l’usage. Deux salles spacieuses et élégantes, quelques bureaux, et même un petit jardin : bref, un lieu exceptionnel, auquel une grande verrière donnait une lumière et un cachet très singuliers. Ce lieu est alors en triste état, mais François de Mazières voit très vite qu’il pourrait devenir un lieu central de la vie culturelle à Versailles. Il me propose alors de travailler avec lui à l’élaboration de ce projet.

Peu à peu va émerger, de nos échanges permanents avec lui et Sylvie Piganeau, adjointe à la vie des quartiers et aux associations, le projet de l’Atelier. La gestation n’est facile : par définition, un lieu vraiment singulier suppose un projet ajusté sur mesure. Il faut un lieu vraiment nouveau, tourné vers la création, la culture, la réflexion, un lieu de vie aussi, où l’on puisse passer librement. Les étudiants, qui sont si nombreux à Versailles à chercher un endroit pour travailler, lire, se poser un instant, ont particulièrement besoin d’un tel espace – à l’intersection de la bibliothèque universitaire, du café et du jardin.

Un tel lieu est inédit ; mais ce n’est qu’en innovant qu’on se place à la hauteur de Versailles et de son histoire ! Tout au long de la maturation du projet, François de Mazières a porté cette intuition, dont l’Atelier porte singulièrement la marque.

Pendant ce temps, une équipe de jeunes architectes remarquables, Adélaïde et Nicola Marchi, travaille sur le site pour lui offrir une nouvelle vie. Leur projet s’oriente autour du bois clair, qui devient la patte architecturale du lieu. Un mobilier original est crée pour l’occasion, permettant de reconfigurer rapidement les salles. Le jardin est débroussaillé puis replanté. Une obsession partagée par le Maire et les architectes : la beauté de cet endroit. J’assiste régulièrement aux réunions de chantier hebdomadaires, admirant la qualité de la vision qui se déploie peu à peu dans ces salles.

Ainsi est né l’Atelier : résolument tourné vers le numérique, qui ouvre ce petit espace sur l’immensité du continent internet, ce lieu désormais ouvert propose des services variés. Il est accessible gratuitement au public en journée, pour utiliser un PC ou un Mac, une tablette, une liseuse, pour travailler sur des logiciels ou des références sous licence, ou simplement pour passer, lire la presse et boire un café… Des formations spécialisées y seront organisées. Et le soir, une programmation culturelle très diversifiée devrait permettre de satisfaire les curiosités les plus éclectiques : master classes de théatre ou de musique, lectures, poésie, philosophie bien sûr, mais aussi architecture ou design… Des rencontres,  des conférences, des expériences variées, permettront aux habitants de mieux connaître l’incroyable richesse culturelle du tissu universitaire, artisanal et associatif local. Une institution qui, à peine lancée, fait déjà référence !

L’Atelier numérique, 8 rue Saint Simon

Ouvert du mardi au samedi de 13 heures à 19 heures. La programmation sera relayée sur le site de la ville et le site www.jversailles.fr.