1.1. Communiqué sur mon actualité personnelle

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L’Esprit Public du 19 novembre 2017

L’intégrale de l’émission enregistrée en direct et en public depuis la Maison de la Radio. Au programme : l’avenir de la droite ; inquiétudes sur le climat.

Présenté par Emilie Aubry, avec Christine Ockrent, François-Xavier Bellamy, Gilles Finchelstein et Thierry Pech.

 

 

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13 Novembre, deux ans après…

Le 13 novembre 2015, l’Etat islamique tuait en plein Paris. Il semblait installé pour longtemps sur les territoires qu’il avait conquis, et capable d’organiser durablement cette folie destructrice.

Deux ans plus tard, l’Etat islamique est presque totalement détruit. Raqqa, où il avait été fondé, et où avaient été conçus les attentats de Paris, a été libérée il y a un mois.

Ce n’est pas la fin du chemin, bien sûr : la guerre contre l’islamisme sera longue et difficile. Pourtant, en cet anniversaire douloureux, il faut mesurer l’ampleur du chemin parcouru, pour nous convaincre que la victoire est possible, si nous savons tout donner pour cela.

Cela suppose une exigence de chaque instant. Comme le dit si bien le Général de Villiers, nous n’avons pas le droit aux demi-mesures dans le soutien dont ont besoin nos forces armées aujourd’hui. Nous n’avons pas le droit non plus aux compromissions et aux lâchetés qui ont trop longtemps affaibli notre vigilance face à la menace islamiste ; devant certains débats ces jours-ci, on ne peut qu’être confondu par l’aveuglement coupable dont certains médias ou intellectuels sont encore capables… Comment une journaliste peut-elle affirmer, hier encore, sur un plateau de télévision, que « l’islamisme, ce n’est pas grave »? Et comment d’autres journaux peuvent-ils prendre la défense d’un propos aussi irréel, et aussi irresponsable ?

A toutes les victimes de l’islamisme, nous devons de rester lucides. Paisibles et sereins, bien sûr, mais lucides, et unis pour vaincre résolument ce projet totalitaire.

Le 11 novembre 2017, l’Etat islamique est tombé. La victoire est possible. Et cette victoire, nous la devons maintenant à tous ceux qui, soldats français et combattants d’autres pays, ont risqué et donné leur vie pour que cette première bataille soit gagnée…

« Pour la nouvelle année. »

Pour la nouvelle année. — (…) Aujourd’hui est permis à tout le monde d’exprimer son désir et sa pensée la plus chère : et, moi aussi, je vais dire ce qu’aujourd’hui je souhaite de moi-même, et quelle est la pensée que j’ai prise à cœur la première cette année – la pensée qui devra être maintenant pour moi la raison, la garantie et la douceur de vivre ! Je veux apprendre toujours davantage à trouver la beauté en ce qu’il y a de nécessaire dans les choses : c’est ainsi que je serai de ceux qui rendent belles les choses.

Aimer ce qui est : que cela soit maintenant mon amour. Je ne veux pas entrer en guerre contre ce qui est laid. Je ne veux pas accuser, je ne veux même pas accuser les accusateurs. (…) En somme, pour voir grand : je veux, quelle que soit la circonstance, être capable de dire oui !

Friedrich Nietzsche, janvier 1882 – Le Gai Savoir

Avec ces quelques lignes, je vous souhaite à tous une très belle et heureuse année !

La France : un aperçu depuis la mer

Photos FXB

Cette date du 14 juillet fait immanquablement penser au défilé parisien ; mais l’attachement à la France résonne aussi dans le monde entier, et sur toutes les mers du globe. J’ai eu le grand privilège de partager aujourd’hui ce moment particulier avec l’équipage du BPC Mistral, qui accueille depuis plusieurs mois les élèves officiers de l’Ecole Navale, embarqués pour leur dernière année de formation dans le cadre de la Mission Jeanne d’Arc. Sollicité pour assurer dans ce cadre quelques conférences de philosophie, je les ai rejoints le temps de la dernière étape de leur traversée.

Depuis la mer, à la fois loin de la France et plus proche d’elle que jamais, je n’ai qu’une intuition à faire partager.

Ce dernier billet vient conclure une année qui, comme les précédentes, et plus qu’elles sans doute, a été rythmée par les incertitudes et les désillusions. Mais je puis faire partager l’expérience vécue encore ces derniers jours ; si le moindre doute devait naître, il suffirait de quelques regards pour le lever : oui, notre pays a encore de l’avenir – encore de l’énergie en réserve, du courage, et de l’espérance.

Il suffirait de croiser le regard de ces élèves officiers, prêts maintenant pour leur premier embarquement. Malgré l’individualisme qui nous mine, il reste encore assez de générosité chez des jeunes français pour mettre leur existence au service d’un héritage à protéger, et d’une histoire à prolonger. Cette générosité, je l’ai retrouvée sur ce bateau, au milieu de l’océan, comme nous la rencontrons chaque jour chez tant de jeunes qui, par leurs études, leur orientation, leurs engagements associatifs, témoignent de cette même capacité à se rendre responsables du trésor commun qu’ils reçoivent. Comment ne pas être émerveillés de voir ces jeunes qui, dans le monde consumériste qui leur est promis, acceptent encore la possibilité de risquer leur vie pour un bien qui les dépasse ?

Malgré le pessimisme ambiant, que l’actualité quotidienne conspire à renforcer, il reste aussi assez de volonté chez leurs aînés pour parier sur l’avenir et s’investir pour le préparer. A bord du Mistral s’opère la magnifique expérience de la transmission, à laquelle chacun contribue – du commandant à l’ancien matelot. Dans les tempêtes que traverse aujourd’hui notre Défense nationale, il faut avoir le cœur solide pour vouloir encore préparer la relève… C’est ce que fait cet équipage, investi sans compter pour transmettre ses compétences aux générations qui, demain, assureront à la France sa sécurité et son indépendance. Au service de cette formation – au service du monde qui vient, une équipe d’officiers remarquables s’investit, avec une vraie passion. Que dit-elle, cette passion, sinon la certitude que notre pays a encore un avenir ?

Comme cet équipage, notre société tout entière est embarquée dans un destin commun, que le fatalisme ni la résignation n’aideront à préparer. Et comme sur ce bateau, si nous voulons que vive la France, il faut prendre notre part pour transmettre aux générations qui viennent, qui ont parfois si peu reçu, ce par quoi elles pourront sauver cet avenir commun. C’est dans cet acte silencieux de don et de reconnaissance que se joue aujourd’hui l’essentiel.

Sur cette question, j’aurai l’occasion de revenir  plus en profondeur à la rentrée prochaine… D’ici là, bon été à tous !

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