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Débat sur l’écologie : retour sur la session plénière de novembre 2019 au Parlement européen

 

Voir aussi :

Turquie et politique migratoire : retour sur la session plénière d’octobre 2019 au Parlement européen

 

Ajout (2 décembre 2019) :

Retour sur la session plénière de juillet 2019 au Parlement européen

Chers amis,

La première session de Strasbourg s’achève ! Je voudrais partager avec vous le résultat de ces derniers jours, qui ont été mouvementés…

Malgré l’ampleur de l’adversité qu’elle a rencontrée, notre famille politique a remporté les victoires essentielles : c’est au PPE, la droite européenne, que revient la présidence de la Commission européenne, ainsi que la présidence de la BCE.

En Europe, les électeurs ont accordé la majorité de leurs suffrages aux candidats de droite à l’occasion de l’élection européenne du 26 mai, et il aurait été incompréhensible que les nominations stratégiques de ce début de mandat ne reflètent pas ce choix démocratique. Avec notre délégation française, nous avons constamment maintenu ce principe non négociable ; nous ne sommes pas de ceux qui oublient leur campagne dès le moment de l’élection. Et lorsque les blocages rencontrés au Conseil ont conduit à envisager qu’un socialiste soit investi à la tête de la Commission, nous avons clairement indiqué que nous quitterions le PPE si un tel compromis devait être accepté.

Ces discussions franches et claires ont conduit le PPE à refuser cette perspective, et l’idée de placer M. Timmermans à la tête de la Commission a donc été écartée. Notre priorité absolue est aujourd’hui atteinte. Malgré l’élection de M. Sassoli à la présidence du Parlement, que nous regrettons, les socialistes ont échoué à prendre la main sur la décision politique en Europe : cette fonction institutionnelle, qu’il n’occupera que pour la moitié du mandat, n’a pas d’impact sur les orientations de l’action européenne. Je n’ai pas voté pour lui, mais les conséquences de son élection sont sans commune mesure avec ce qu’aurait représenté le fait de perdre la présidence de la commission.

La droite en Europe a donc gagné la bataille décisive, pour pouvoir faire entendre la voix des électeurs qui lui ont fait confiance le 26 mai dernier. Ursula von der Leyen, membre de notre famille politique qui doit prendre la présidence de la Commission européenne, est venue dès le lendemain de sa nomination échanger avec notre groupe ; nous pourrons travailler avec elle pour traduire concrètement les engagements pris pendant notre campagne. Nous pouvons également être heureux de la nomination de Christine Lagarde, également issue de notre famille politique et dont la compétence est unanimement reconnue.

Malgré ces succès décisifs, les événements des derniers jours ont marqué un profond recul pour la transparence démocratique de la vie publique européenne ; et le premier responsable de ce recul est notre Président de la République

Comme les autres familles politiques en Europe, le PPE avait élu un candidat pour la présidence de la Commission et l’avait présenté bien avant l’élection du 26 mai, pour permettre aux citoyens de faire leur choix en connaissance de cause, et pour rendre ainsi plus lisibles et plus démocratiques les nominations européennes. Par hostilité envers notre famille politique, Emmanuel Macron s’est opposé à ce processus, et a rendu impossible la désignation de Manfred Weber, qui bénéficiait pourtant de cette indéniable légitimité démocratique. La conséquence de ce blocage a été cette succession de sommets incompréhensibles par les citoyens, et un processus de désignation entre chefs d’Etat qui s’est déroulé dans l’opacité et la confusion la plus totale. Derrière la mise en scène du “nouveau monde”, l’Europe a subi un grand pas en arrière, et la France sort malheureusement de cette séquence encore un peu plus discréditée auprès de nos partenaires européens.

Notre délégation française a donc maintenant une responsabilité décisive. Comme je vous l’ai raconté dernièrement, nous avons travaillé sans relâche au cours des dernières semaines pour avoir les moyens d’agir. Au-delà des résultats déjà obtenus, Anne Sander a été élue ce matin premier Questeur du Parlement européen. Par ce travail patient et déterminé, nous avons montré notre influence, et gagné une vraie capacité d’agir sur les choix essentiels à venir.

Nous nous attacherons ainsi à faire entendre la voix des électeurs français au sein de notre groupe parlementaire, qui aura donc les leviers les plus importants pour agir au cours des prochaines années.

François-Xavier Bellamy

Premier mois de mandat crucial au Parlement européen

Chers amis,

Il y a près d’un mois que je ne vous ai pas donné de nouvelles, depuis la fin de cette campagne si intense : il fallait bien sûr prendre un peu de recul, et surtout se plonger dans ce nouveau mandat, qui ne nous a pas laissé un jour de répit depuis le 26 mai. Ce premier mois a été crucial en effet : notre groupe parlementaire s’est constitué et organisé, pour que le Parlement soit prêt à travailler dès le début officiel de la première session, qui aura lieu à Strasbourg le 2 juillet.

Malgré le contexte si difficile que nous connaissons, ce premier mois a été l’occasion de réussir les étapes nécessaires pour pouvoir agir efficacement demain. Nous sommes désormais huit élus français au sein de la droite européenne, le PPE ; nous avons obtenu d’être présents dans toutes les commissions qui traitent des sujets prioritaires, afin de pouvoir mener à bien le programme que nous avons défendu ensemble tout au long de la campagne. Arnaud Danjean a été élu vice-président de notre groupe parlementaire, le plus important de ce nouveau Parlement avec 180 députés, ce qui nous permettra d’orienter le cap des décisions futures. Et à ce titre, il a déjà pris une responsabilité décisive dans les négociations importantes qui sont menées actuellement pour définir les objectifs de ce prochain mandat.

Obtenir ces leviers si utiles pour pouvoir agir dans les cinq ans qui viendront : cela n’avait rien d’évident après le résultat décevant que nous avons connu. Il a fallu travailler sans relâche, pour être capables de faire entendre votre voix au sein de notre groupe et du Parlement dans les années qui viendront. C’est ce travail qui m’a occupé pendant les semaines passées, et je suis très heureux que mes colistiers m’aient fait confiance pour cette mission en m’élisant à l’unanimité à la tête de notre délégation. Malgré l’adversité, nous restons unis pour pouvoir servir les causes que nous avons défendues ensemble pendant cette campagne, et pour représenter la France au sein de ce groupe parlementaire où se joueront tant de décisions importantes pour notre avenir.

Je ne manquerai pas de vous en dire plus sur la suite de ce travail, et sur le contexte actuel… En attendant, pardonnez-moi de n’avoir pu répondre encore aux très nombreux messages, si chaleureux, que vous avez été nombreux à m’adresser ; les semaines à venir me laisseront j’espère plus de temps pour vous écrire. Soyez déjà certains que je garde à l’esprit et au coeur chacun de vos signes de soutien et d’encouragement ! C’est vous qui me donnez l’énergie, après cette longue et dense campagne, de mener aujourd’hui ces batailles plus discrètes mais si nécessaires à l’utilité de notre mandat. Votre confiance est la raison d’être de notre engagement ! Merci encore, et à très bientôt pour plus de nouvelles…