«

»

Fév 01

Imprimer ceci Article

Le débat interdit

La théorie du genre existe-t-elle ? A partir de cette question si vivement discutée aujourd’hui, il me semble utile de tenter une réponse – et de formuler une remarque.

Partons de ce qui est certain : le concept de genre existe bel et bien. Apparu dans la littérature universitaire il y a une quarantaine d’années, il s’est déployé dans des directions variées, au point qu’il est aujourd’hui utilisé dans des champs aussi éloignés que la sociologie, la littérature, l’économie ou les politiques publiques.

Quel est le sens de ce concept ? Il sert à ceux qui l’emploient de critère d’interprétation pour décrypter la vie sociale et les relations humaines, à partir d’une idée essentielle : les différences entre hommes et femmes ne sont pas liées à une altérité naturelle, mais produites par une construction culturelle, tout entière organisée pour consolider la domination d’un sexe par l’autre.

Ainsi explicité, le concept de genre recouvre bien une certaine vision du monde – c’est-à-dire, au sens étymologique du terme, une théorie. Le concept même est indissociable de l’hypothèse qui le sous-tend, qui affirme le caractère culturel et construit de la différence entre l’homme et la femme. C’est pour exprimer cette conception particulière qu’il a été forgé par concurrence avec le terme de sexe, supposé décrire une différence biologique que personne ne nie, mais que le concept de genre relègue à un détail insignifiant.

Pardonnez-moi ces précisions quelque peu abstraites ; elles sont nécessaires pour mettre en évidence le contenu réel du concept de genre, et donc du postulat de départ des fameuses « études de genre. »

Les défenseurs de ce concept, qui l’emploient massivement aujourd’hui (on ne compte pas les séminaires, colloques, cours, publications dédiées à des études liées au genre dans tous les domaines de la  recherche)  nient avec véhémence qu’une quelconque « théorie » soit cachée derrière ce concept. Mais cette dénégation n’a tout simplement aucun sens.

Prenons une analogie récente pour le montrer : il y a peu de temps encore, des milliers de chercheurs en histoire, en sociologie, en arts, dans tous les champs de la description du monde, tentaient d’interpréter les phénomènes qu’ils étudiaient du point de vue de la lutte des classes. La vie des sociétés humaines était analysée, à la suite des travaux de Marx notamment, comme un conflit latent entre les classes sociales, opposant ceux qui possèdent les moyens de production et ceux qui les mettent en œuvre.

Le concept de lutte des classes était fondé sur cette vision politique particulière et engagée. Mais pendant des décennies, des universitaires ont prétendu produire, à partir de ce concept, une littérature, une économie, une histoire rigoureusement scientifiques. C’est exactement la même supercherie que reproduisent aujourd’hui les promoteurs du concept de genre. Interpréter l’histoire, la littérature, la vie sociale, comme les lieux de la domination masculine par la construction des stéréotypes sexués, peut être une hypothèse de travail ; mais il s’agit bien d’une théorie particulière, et à ce titre elle n’a rien d’une évidence incontestable.

Pour ma part, je la crois même parfaitement inexacte – aussi fausse que le marxisme, et tout aussi dévastatrice. Et j’entends bien continuer de la critiquer, sans que cela donne à qui que ce soit le droit de me traiter d’obscurantiste…

Nous touchons là à une remarque qui me semble essentielle.

Il est tout à fait permis de penser qu’il n’y a entre l’homme et la femme aucune différence de nature, de défendre cette conception par la recherche, et même, pourquoi pas, de la promouvoir par l’action politique. C’est ce que fait par exemple Caroline de Haas, ancienne conseillère de Najat Vallaud-Belkacem, à qui j’ai pu répondre dans une tribune parue dans le Monde. Le débat démocratique suppose des visions et des projets assumés loyalement.

Il est en revanche proprement scandaleux d’empêcher le dialogue, d’interdire la critique, en cachant la réalité des intentions que l’on poursuit.

Toute la politique du gouvernement est animée par la conception anthropologique que recouvre le concept de genre – je l’écrivais déjà il y a plus d’un an. Parmi d’autres textes, la loi sur l’égalité entre les hommes et les femmes, qui a été votée dernièrement à l’Assemblée nationale, en porte tout entière la marque. Prenons un seul exemple : pénaliser les couples dans lesquels l’homme ne prend pas comme la femme un congé parental, c’est affirmer que le père et la mère ont exactement la même place à tenir auprès de l’enfant qui vient de naître – et que cette conception pluri-millénaire qui donne au père une responsabilité singulière pour subvenir aux besoins du foyer est un pur stéréotype qu’il s’agit de déconstruire au nom de l’égalité.

Affirmer, comme le fait la loi Taubira, qu’un enfant peut avoir deux pères ou deux mères, c’est dire qu’aucun des deux sexes n’a de fonction particulière dans la procréation, et que la faculté extraordinaire du corps maternel, qui donne chair à un nouvel être, n’est rien qu’une fonction biologique anodine qu’il faut dépasser lorsqu’elle devient une limite pénible à notre désir d’enfant.

Tout cela repose sur une certaine conception du monde. Pourquoi ne pas l’assumer comme telle ? Le politique a le droit de défendre ses idées ; mais il est contraire à l’exigence démocratique de promouvoir une stratégie en la dissimulant à l’opinion. Prétendre que la théorie du genre est une « folle rumeur », qu’elle « n’existe pas », que le discours du gouvernement sur l’égalité est parfaitement neutre et dépourvu de postulats, c’est à l’évidence mépriser la vérité, et du même coup les citoyens.

Puisque le gouvernement s’inspire du concept de genre pour construire sa politique, il a le devoir de l’assumer. Il a le droit de promouvoir une vision de l’égalité fondée sur l’indifférence ; mais il est absolument scandaleux qu’il le fasse dans le silence, en détournant notamment de son but l’Education nationale pour que les élèves apprennent comme une évidence scientifique ce qui n’est qu’une hypothèse idéologique. Nous ne manquons pas d’exemples concrets pour montrer que, malgré tous les démentis, c’est ce qui est en train de se produire dans les salles de classe…

Si le gouvernement se refuse aujourd’hui à assumer cette politique, c’est qu’il sait qu’elle serait très largement rejetée. Nous savons combien l’altérité structure en profondeur ce que nous sommes. Oui, notre expérience humaine est habitée par la magnifique fécondité de la différence, et en particulier de la différence des sexes ; oui, cette altérité naturelle fait partie de nous, de notre origine, de notre identité, de nos relations. Pour le redire encore et toujours, nous marcherons demain avec tout ce que d’autres voudraient nier : la liberté de nos consciences, la lucidité de nos esprits, la paix que nous espérons pour la société, nos cœurs qui veulent encore s’émerveiller de l’autre, et puis nos corps d’hommes et de femmes.

.

Lien Permanent pour cet article : http://www.fxbellamy.fr/blog/2014/02/01/le-debat-interdit/

42 Commentaires

7 pings

Passer au formulaire de commentaire

  1. MarieStuart

    Voici un document de l’OMS très éclairant, et dont le titre est tout à fait explicite : « Standarts pour l’éducation sexuelle en Europe ». Je vous recommande particulièrement la page 21 (mais il y en a d’autres!) avec quelques mots clefs qui laissent rêveur, entre autre : « citoyenneté sexuelle »… Le problème est que, sous couvert d’éradiquer les tristes dérives des moeurs sexuelles et dont l’enfant est victime, ces lobbies parviennent à y substituer des arguments d’une toute autre nature et que vous dénonçez très bien. Il faudrait aussi débattre de la question de savoir si une société peut s’autoriser à régir les moeurs, lorsque que cette société s’est légalement pourvue de garde fou (je veux dire que l’ inceste, le viol, est déjà pénalement répréhensible)

    https://www.sante-sexuelle.ch/wp-content/uploads/2013/11/Standards-OMS_fr.pdf

  2. sympl

    Je repondrais sur quelques points rapidement :
    – Non le debat n’est pas interdit, au contraire. Le genre est une notion de sociologie et la sociologie, comme toutes les sciences, meme humaine, est ouverte au debat. Ce qui agace les tenants du genre c’est l’ignorance des detracteurs et le fait qu’ils utilisent cette ignorance a des fins politiques a grande echelle.
    – Vous commencez votre billet par « La théorie du genre existe-t-elle ? […] Partons de ce qui est certain », dans cette ellipse, la ou vous auriez pu ecrire « non elle n’existe pas » vous n’osez pas formuler cette reponse de peur de ruiner votre argumentation et de faire fuir les detracteurs. Ca aurait pourtant ete une bonne base pour debattre.
    – Vous resumez la notion ensuite « les différences entre hommes et femmes ne sont pas liées à une altérité naturelle », bel effort mais gros mensonge par omission aussi. En etant exact vous auriez parle de « differences sociales » puisque c’est tout le sujet et vous auriez pu terminer votre article la.
    – La lutte des classes et l’homoparentalite sont des hommes de paille dans cet article. Nier ces concepts et realite vous apportent sans doute des points bonus aupres d’une certaine frange de vos lecteurs et permettent finalement de lier le tout avec une bonne sauce de complot gochiss. Dommage encore une fois.
    – Je suis tres perplexe devant votre phrase « pénaliser les couples dans lesquels l’homme prend un congé parental moins long que la femme » parce que l’on depasse ici toutes les frontieres de la malhonnetete intellectuelle. La loi debattue il y a quelques jours a l’Assemblee accorde 2 ans et demi a l’un des parents et 6 mois a l’autre. Comment pouvez-vous resumer ceci de maniere si ouvertement erronee ?

    1. admin

      Merci pour votre commentaire.
      – Permettez-moi de ne pas souscrire à ce premier point. La notion de genre est aujourd’hui support de nombreuses discussions, mais elle n’est plus en elle-même sujette à débat. Dans des pans entiers du paysage universitaire en particulier, le concept de genre sert de perspective théorique indiscutable ; la discussion a lieu à l’intérieur de ce prisme. Les universités multiplient les travaux pour une lecture sociologique, esthétique, philosophique… de leur objet à partir du concept de genre. Mais quelle institution organise aujourd’hui des colloques sur la pertinence du concept de genre ?
      C’est d’ailleurs, si je puis me permettre, ce qui jette le doute sur le caractère scientifique du genre – le critère de scientificité le plus concret étant la capacité à remettre en question la validité de ses propres outils conceptuels.
      – Je ne comprends pas votre second point. Une démonstration procède pas à pas, d’un point de départ si possible universel à une conclusion nécessaire. Pour ma part, j’essaie de prendre le temps de juger, et de ne rien affirmer qui ne soit que préjugé.
      – Votre troisième point est une critique infondée. Le concept de genre sert à manifester que la différence biologique entre hommes et femmes, le sexe, n’est que le support en lui-même insignifiant d’une distinction socialement construite. Plutôt que de m’arrêter là, il me semble que c’est de là que nous devons partir pour commencer à réfléchir…
      – A part projeter vos propres fantasmes sur mon texte, je ne vois pas l’intérêt de ce quatrième point, ni sa validité argumentative.
      – Non, la loi accorde deux ans et demi à l’un des parents si et seulement si l’autre parent prend lui aussi un congé parental. C’est donc pénaliser les couples qui ne se plient pas à un modèle qui tend vers l’indifférenciation des rôles. Cependant, ma formulation était peut-être mal tournée, aussi je vais la rectifier. Merci !

  3. sympl

    Je maintiens que votre texte est orienté et malhonnete. Voici tout de meme brievement mes reponses :
    – 1 : vous dites maintenant : « tous les scientifiques sont d’accord (tous sont de dangereux gochiss a la solde du lobby du djendeur ?), or si tous les scientifiques sont d’accord c’est que l’hypothese n’est pas scientifique ». Voyez-vous l’absurdite de ce propos ? Il y a bien sur debat, comme sur tout, entre chercheurs ; curieusement on ne demande pas leur avis aux pretres ni aux adjoints au maire.
    – 2 : vous dites « partons de ce qui est certain » parce que la reponse a votre question initiale est non, meme si par une acrobatie vous revenez a votre terme cheri de theorie
    – 3 : votre phrase ici « Le concept de genre sert à manifester que la différence biologique entre hommes et femmes, le sexe, n’est que le support en lui-même insignifiant d’une distinction socialement construite » est correcte, tandis que la phrase d’origine (dans le texte) omettait l’aspect social. Maintenant que vous avez decrit l’hypothese, vous pouvez tenter de la refuter, on attend toujours.
    – 4 : mon point est que la lutte des classes et l’homoparentalite sont d’une part des hommes de paille (ils n’ont rien a voir avec le sujet mais permettent de se defouler sur ce que vous n’aimez pas et permet ceux qui vous lisent et ne les aiment pas non plus de se defouler avec vous) et permettent d’autre part de lier ensemble ces trois themes en un seul complot pervers menant a la fin du monde. Kapiche ?
    – 5 : Pour vous, ecrire « pénaliser les couples dans lesquels l’homme ne prend pas comme la femme un congé parental » ou « pénaliser les couples dans lesquels l’homme prend un congé parental moins long que la femme » c’est la meme chose a une « formulation » pres ? Ce qui est embetant maintenant que vous avez rectifie votre « formulation », c’est que le reste de la phrase « c’est affirmer que le père et la mère ont exactement la même place à tenir auprès de l’enfant qui vient de naître » ne tient plus.

    1. admin

      Merci de confirmer ce que je tentais de montrer : au lieu de considérer que nous avons un désaccord sur le fond, qui appelle un dialogue argumenté et respectueux, vous réagissez par une suite d’accusations sans fondements… Pour ma part je ne vous accuse pas d’être « malhonnête »; je constate seulement que la simple divergence que j’exprime vaut immédiatement condamnation morale, ce qui est en soi tout le problème de ce « débat interdit ».
      1 – Je ne dis pas que « tous les scientifiques sont d’accord », mais que la notion de genre ne peut plus être aujourd’hui discutée en tant que telle dans le monde intellectuel. Ce qui est, vous en conviendrez, absolument différent. L’unanimité – qui n’existe jamais dans le champ scientifique – ne prouve rien ; et l’absence de débat n’est rien d’autre que l’indice d’un dogmatisme problématique.
      2 – Ceci n’a toujours aucun sens.
      3 – Mon but ici n’était pas de réfuter le postulat sous-tendu par le concept de genre, mais de montrer pourquoi cela pose problème qu’il soit si indiscutable. Si vous voulez, j’ai proposé ici une première contestation de ce concept.
      4 – L’homoparentalité a tout à voir avec le sujet, au contraire. Quant à la lutte des classes, c’est une analogie qui me paraît pertinente ; le problème de la scientificité de l’historiographie marxiste est d’ailleurs discuté dans les mêmes termes par Karl Popper dans La logique de la découverte scientifique.
      5 – Je ne vois pas le problème. Je veux bien affiner le propos autant qu’il le faudra pour le rendre juste et précis, mais encore faut-il que vous fassiez aussi l’effort d’essayer de le comprendre.

      1. sympl

        Oui oui on est sur votre blog mais je vous empeche de parler. A d’autres.
        Votre texte est malhonnete parce que vous vous posez en victime d’un dogme injuste et inhumain qui en sourdine viendrait transformer et detruire la societe. De la en effet vous pouvez imaginer des chercheurs soumis a sa botte ou des lois venant l’imposer.
        Un couple hetero a un enfant, le couple se separe, la mere se remet en couple avec une femme, voila l’homoparentalite. Hommes et femmes ont droit a l’egalite des chances et a une neutralite dans leur traitement, voila le « genre ». Relier les deux, je vous avoue que j’ai du mal.
        J’ai lu vos articles, sans doute ont-ils ete censures par le lobby mais je n’y vois la aucune critique du concept, juste une reprise de l’antienne tangente « les hommes et les femmes sont physiquement differents » (sans deconner).
        A vous aussi je conseille la lecture de cet article : http://uneheuredepeine.blogspot.co.at/2013/06/jenseigne-le-genre-et-je-continuerais.html

        1. mohamed

          La tolérance et la vision de l’autre fait-elle partie de votre monde sympl ? Exprimez-vous autrement si vous voulez qu’on vous croit.

          1. sympl

            Mais encore ? C’est toute la contradiction que vous trouvez a apporter a mes arguments ?

  4. Lio

    Précision sur le congé parental :
    – Avant la loi, le congé pouvait durer jusqu’aux 3 ans de l’enfant. Il pouvait être pris par le père ou la mère.
    – Depuis la loi, le congé dure 2 ans et demi au maximum. Les 6 mois restants ne sont accordés qu’à l’autre parent.

    Le droit au congé parental a donc été diminué de 6 mois. Au nom de l’indifférence des sexes, comme le dit justement FX Bellamy. La pénalisation des couples évoquée par l’auteur de l’article est donc bien réelle.

    Diminution des libertés individuelles et idéologie déconnectée du réel : caractéristiques du gouvernement actuel.

    1. Cheminot456

      « Avant la loi, le congé parental pouvait durer jusqu’aux 3 ans de l’enfant »
      Jusqu’à son entrée en classe de 1ère année de maternelle…

       » Depuis la loi, le congé dure 2 ans et demi au maximum. Les 6 mois restants ne sont accordés qu’à l’autre parent. »
      Et si l’autre parent n’accepte pas de prendre ce congé parental parce qu’en calculant, il y a une perte de revenus trop importante par exemple, que devient l’enfant pendant ces 6 mois ?

      1. Lio

        « Jusqu’à son entrée en classe de 1ère année de maternelle… » : non, c’est faux. Je vous renvoie à l’article L.1225-48 du Code du travail. Ce que vous écrivez peut être vrai pour les aides de la CAF mais on ne parle pas de ça ici.

      2. Marie

        Non.

        « Avant la loi, le congé parental pouvait durer jusqu’aux 3 ans de l’enfant », oui

        Depuis la loi, le congé dure 3 ans au maximum, deux an et demi pour l’un des parents et 6 mois pour l’autre ». Si vous savez compter, ça fait bien 3 ans, le temps d’entrer en maternelle (même si la loi ne le dit pas).
        Un congé parental c’est quand un parent s’arrête pour s’occuper de son enfant. Merci de m’expliquer pourquoi vous décidez que les 6 accordés à l’autre parent ne sont pas à vos yeux un congé parental.

  5. Gurvan Lullien

    Bonjour,
    Je crois qu’il est faut d’accuser les études sur le genre de nier toute altérité sexuelle, de reléguer le sexe à un détail insignifiant, ou de supposer que tout est est construit pour assoir la domination masculine.
    Il me semble que ces scientifiques recherchent ce qui est genré (métiers, objets, activités, couleurs…), et à expliquer ce phénomène. Un exemple célèbre c’est les couleurs, le rose n’a pas toujours été la couleur de féminité, il suffit de visiter le Louvre ou le Musée d’Orsay pour s’en convaincre. C’est intéressant de comprendre ce qui a fait du rose la couleur préférée des petites filles occidentales du XXI siècle, non ?
    Les chercheurs aujourd’hui ne disent pas que le sexe n’a aucune importance (loin de là), mais juste qu’il n’explique pas tout. Certaines différences (pas toutes) entre les hommes et les femmes dans la société ne sont pas « naturelles » mais socialement construites, c’est même ce qui nous différencie des animaux, oserez vous le nier ?

    Ensuite, et on quitte le domaine de la recherche scientifique, la société peut évoluer, et les politiques ont le devoir d’accompagner cette évolution. Cette évolution est donc le résultat d’un choix démocratique. Aujourd’hui, en France, le choix est de favoriser l’égalité homme-femme au sein de la société, dans le monde du travail et à la maison. La gauche comme la droite républicaine répondent à cette demande. Les ABCD de l’égalité, le congés parental partagé vont dans ce sens. Et tant pis si une minorité n’est pas d’accord.

    1. vhs

      Bonjour,
      Vous confondez les causes et les conséquences, l’œuf et la poule.
      S’il y a des différences « construites socialement », c’est parce que, à l’origine, il y a une altérité qui n’est pas que physiologique. Ceci dit, la différence physiologique explique en elle-même d’autres différences entre les sexes. Pour le bonheur des femmes et des hommes qui y trouvent une complémentarité ingénieusement disposée par la nature.
      Ces différences « construites » (pas toutes bienvenues effectivement et il faut corriger ce qui, en germe, est source d’inégalités ou de discriminations) ne viennent que souligner un état de fait, un homme n’est pas une femme, une femme n’est pas un homme. Devoir écrire ces mots est effarant et montre à quel point notre société est pervertie (décadente ?) quand elle perd de vue les vérités premières.
      L’entreprise de destruction de la cellule familiale s’ancre dans ce type d’idée dogmatique contraire à l’essence humaine qu’est la théorie du genre.
      L’amalgame que vous faites entre la nécessité de promouvoir l’égalité hommes-femmes et la pertinence de la théorie du genre (« certaines différences sont socialement construites ». Par exemple : un enfant a une mère et un père, le père ne pouvant complètement remplacer une mère) montre bien le côté pernicieux de l’argumentation de ses promoteurs, argumentation qui vise non pas à s’opposer aux idées mais à disqualifier ce qui les défendent.
      Objectif : faire croire ou même avancer comme une vérité que les opposants à cette théorie du genre sont contre l’égalité hommes-femmes sur des sujets comme la promotion professionnelle, les salaires, le partage de l’éducation des enfants, etc. Ce qui, bien sûr, est totalement faux. Qui écrivait ci-dessus sur la malhonnêteté intellectuelle ?
      Quant à ce que pense la majorité, je ne présume pas de mon côté du résultat. Attendons de voir ce qui sortira des urnes aux prochaines élections. Je doute que les « responsables » politiques actuels qui font le lit de cette idéologies soient plébiscités. Mais, cela n’engage que moi… car après tout, avec leur lucidité et leur compétence, ils réussissent tellement bien dans tous les autres domaines ! Ici les hommes disqualifient les idées mais là nous pouvons juger en connaissance de cause.
      VHS

      1. sympl

        Bonjour,

        Desolé mais il n’y a toujours pas de complot de entreprise de « destruction de la cellule familiale ».
        Gurvan ne fait pas d’amalgame entre promouvoir l’égalité hommes-femmes et la pertinence de la théorie du genre puisqu’il n’y a pas de theorie du genre.

        Vous etes tous ici a vous affoler sur un complot qui n’existe pas sans que jamais vous n’essayiez de le decrire ni de le refuter… Lassant, non ? Vous imaginez sous un gouvernement UMP des manifestations monstres contre le retour de la royaute en France et contre le complot royaliste qui aurait infiltre tous les echelons de la societe, de l’ONU aux instits de campagne ? Ridicule n’est-ce pas ? Voila l’effet que vous donnez.

        1. Parisien philosophe

          Il y a d’abord une confusion regrettable entre « queer theory » et « études de genre ».
          La première, initiée par Judith Butler est effectivement de matrice marxisante et prétend éradiquer la domination d’un sexe sur l’autre par la suppression des différences entre hommes et femmes.
          La seconde est un spécialité universitaire (avec tout le côté recherche de financement qui va avec) dont l’objet d’étude est l’interaction chez les humains entre inné (physique) et acquis (socialement construit).
          Ce que l’auteur appelle « théorie du genre » est en fait la « queer théorie ». Le succès des études de genre est dû à l’argent, à ce que pour voir ses travaux financés il faut y mettre du « genre ».

          Le problème c’est que le gouvernement a fait le choix de la « queer theory » qui est effectivement non scientifique selon les critères de Kar Popper. Elle est donc une idéologie et celle-ci a pour objectif affiché de faire disparaître la pratique traditionnelle de la famille : un homme et une femme qui font une alliance d’amour (au sens de vouloir le bien de l’autre) pour la vie en vue d’élever les enfants qui naîtront de cette union.

          « Théorie du genre » n’implique pas « complot », c’est vous qui l’affirmez gratuitement.
          Un complot est pour rappel « l’action secrète et concerté d’un groupe de personnes ou d’institution au détriment du bien commun d’une communauté (pays, consommateurs, citoyens…) »
          Personne n’affirme que la « queer theory »/ »théorie du genre » avance masqué. Le reproche est au contraire d’avoir un double langage en public ; dire une chose à un endroit et le contraire à un autre.

          Ensuite il convient de discuter du sens des mots « égalité homme-femme » puisqu’un homme n’est pas une femme, ou alors il faut renoncer à utiliser deux mots différents. Associer « genre » et « égalité » est donc abusif, ces deux concepts ne se recoupent en rien.

          Les faits sont têtus et internet grouille de documents officiels qui revendique des actions prônés par les partisans de la « théorie du genre » (au sens de « queer theory »).

          1. sympl

            Merci pour tous ces liens vers des documents officiels que vous nous avez fourni, j’en ai au moins pour une semaine de lecture, que dis-je, un mois.

  6. Christian Clovis

    Merci, FX,
    Pensées affectueuses pour le jour qui vient, et UP.
    CTS

  7. Christian Clovis

    Merci, FX.
    Pensées affectueuses pour les jours qui viennent, et UP.
    CTS

  8. Christine

    @Gurvan Lullien : d’abord, cela fait plusieurs années que le rose (vif et pastel) est porté par les garçons, et cela pour ne parler que de la France. La couleur que les garçons ne veulent plus mettre parce qu’elle est « genrée » diriez-vous, c’est-à-dire associée aux filles depuis une douzaine d’années est le violet. Faut vous tenir au courant ! Ce qui en effet illustre bien la part des stéréotypes dans certaines des attributions masculin/féminin. Une femme conduit certainement aussi bien un camion qu’un homme (et même sans doute mieux) Pourra-t-elle déménager une maison et descendre les meubles aussi facilement ? Suis-je sexiste si j’en doute ? Il y a toujours eu des veufs ou des veuves pour élever seuls des enfants et pour les élever très bien. Est-ce la même chose d’avoir perdu son père ou sa mère que d’avoir été conçu pour la vente et d’être condamné par la loi à ne jamais avoir le droit de connaître ni nommer ni imaginer sa vraie mère, son vrai père ?
    Vous dites que la société évolue et que les politiques doivent suivre cette évolution. Doivent-ils la provoquer ? L’inventer ? Vous dites qu’elle est un « choix démocratique ». Si ce choix était réellement démocratique et non imposé par l’idéologie d’un lobby, pourquoi craindre le débat ?
    Vous dites que le choix que le régime actuel veut imposer est celui d’une plus grande égalité entre l’homme et la femme : est-ce mon mari qui sera fatigué de ma grossesse ? Est-ce lui qui allaitera notre enfant ? Est-ce lui qui sera, le cas échéant, poussé à avorter ? Est-ce lui qui n’aura plus aucun recours quand il divorcera sans me devoir aucune contrepartie parce qu’il pourra s’offrir une femme plus jeune ?
    Toutes les lois votées depuis 1 an n’ont fait que fragiliser le statut social de la femme sans, bien sûr, faciliter sa situation biologique. Le fait de pouvoir enfanter était la force de la femme jusqu’à présent et les lois qui la protégeaient respectaient cette réalité biologique. Maintenant qu’elle est niée, les femmes ne peuvent même plus se plaindre de devoir travailler de nuit… La loi du marché l’a emporté au nom du lobby égalitaire. Tous égaux devant le chômage, tous égaux devant le patron, tous égaux devant l’argent, tous égaux devant la violence… Sauf que certaines sont moins égales que d’autres…

    1. Gurvan Lullien

      @Christine, je suis ravi que la mode évolue, il est temps que Mattel et Lego changent la couleur des boites de leur jouets alors… Plus sérieusement, personne ne demande à une femme de faire déménageur (déménageuse ?). Je ne vois pas où vous avez lu une exigence de parité dans ce secteur. Je faisais justement remarquer que les études sur le genre démontrent que certaines – mais pas toutes – attitudes ou activités sont genrées par la société humaine, sans pour autant ignorer l’importance des différences biologiques (musculature, grossesse notamment). Si la couleur préférée des filles évolue, d’autres évolutions sont possibles.
      Vous dites qu’une femme peut conduire un camion, mais plus difficilement le vider, je suis d’accord. Par contre, il semblerait que patron du CAC40 soit aussi physique que déménageur vu le nombre de femmes à ce niveau…
      Par ailleurs, les couples ont 3 ans pour partager le congé parental. Donc la mère a encore suffisamment de temps pour se remettre de sa grossesse et allaiter son enfant. Cherchez d’autres arguments.
      Et enfin, je n’ai vu passer aucune loi pour « pousser » qq à avorter, ni pour supprimer les prestations compensatoires.
      Le débat n’est ni craint ni refusé. Les manifestations sont autorisées, les émissions de télévision sont librement diffusées, les lois sont votées après débat par les députés et sénateurs élus, et les élections prévues sont et seront organisées. Ce n’est pas parce que le gouvernement ne vous obéit pas que vous n’êtes pas entendus (vous gueulez si fort et si souvent que c’est impossible de ne pas vous entendre), mais il fait ce pour quoi il a été élu démocratiquement.

      1. sympl

        Merci Gurvan pour ce chouette commentaire tres bien argumenté. J’ajouterais que l’argument de Christine sur la GPA (« Est-ce la même chose d’avoir perdu son père ou sa mère que d’avoir été conçu pour la vente et d’être condamné par la loi à ne jamais avoir le droit de connaître ni nommer ni imaginer sa vraie mère, son vrai père ? ») n’a non seulement jamais été prevu par la dictature socialiss actuellement en place, mais que cela est encore une fois tres eloigné de toute recherche sociologique sur le genre (sauf dans le complot marxiste de notre hote).
        Amusant de voir les commentateurs suivants se focaliser sur les rapports de l’ONU (et ainsi decredibiliser un peu plus l’approche « rationnelle » de notre hote). Si le lavage de cerveau genderiste se deroule a tellement grande echelle, je suis etonné qu’il n’ait pas plus de succes. Surement grace a !

      2. Ned Stark

        @Gurvan Lullien

        Vous dites :  » personne ne demande à une femme de faire déménageur (déménageuse ?) Je ne vois pas où vous avez lu une exigence de parité dans ce secteur. »

        Personne ? Si, j’ai nommé Mme Belkacem, qui devrait être rebaptisée Ministre de l’Equivalence des Sexes, et qui semble souhaiter, contrairement à vos dires, que plus de femmes « fassent » maçon et plus plus d’hommes « fassent » puéricultrice.

        VIDEO en question :
        http://www.youtube.com/watch?v=K72POCotukc

        Dans la même veine, Mme Belkacem devrait boycotter les JO, au motif qu’il est absolument scandaleux de faire un distinguo entre les épreuves masculines et féminines ! Equivalence partout, un 100 mètre mixte, un marathon mixte : combien de femmes sur le podium à votre avis ? Ah bon ? Les femmes n’ont pas les mêmes capacités physiques/biologiques que les hommes ? Comme c’est étrange… Peut-être feraient-elles mieux d’être puéricultrices au lieu d’être maçon dans ce cas…

        1. sympl

          On a l’impression nette a vous lire que vous regardez le doigt de Gurvan Lillien lorsqu’il vous montre la Lune alors autant dire que votre trip sur les JO n’a rien a voir ici. Peut-etre n’etes vous pas en age de comprendre une intervention en maternelle, je vous reexplique ici simplement :
          – Dans la video (tres interessante au demeurant) Mme Vallaud-Belkacem propose un exemple, peut-etre caricatural, peut-etre exageré, pour amener les gamins a se poser des questions.
          – Quand Gurvan Lillien dit « personne ne demande à une femme de faire déménageur » il veut dire par la qu’il n’y a pas d’incitation coercitive a embrasser ces carrieres.
          Toute la question est d’apprendre aux gamins que chacun peut devenir ce qu’il veut, avec une personnalite et un metier qui lui convient, sans que le sexe duquel il est né ne prédéfinisse la possibilité de ses choix.

  9. Un_passant

    Une assertion est une théorie tant qu’elle n’est pas :
    scientifiquement prouvée
    reproductible

    Tout ce que font les sociologues, c’est émettre des assertions.

    Je les met au défi de prouver de manière scientifique, rationnelle, incontestable, reproductible le fait qu’il n’y a pas de différence cognitive entre les hommes et les femmes alors que l’anthropologie évolutionniste ou la biologie tendent à montrer qu’il y en a bel et bien une (ne serait-ce que pour permettre à la femme d’assumer la grossesse et ses conséquences, grossesse que l’homme n’aura jamais à assumer pendant neuf mois).

    Le suicide des jumeaux, le fait que la Norvège à cessé de financer des études du gender dont leurs défenseurs ont clairement publiquement de manière flagrante exprimé un sectarisme des plus crasse au cours d’un documentaire, oh que oui il y a matière à débat.

    Premier élément du débat, une question toute simple, des plus élémentaires : peut-on étudier le genre scientifiquement en ignorant, méprisant, niant les facteurs biologiques?

    Mon point de vue : Non. On ne peut prétendre faire des recherches en ignorant volontairement et sciemment un élément qui peut avoir une influence (et les différences hormonales entre hommes et femmes sont un premier élément à prendre en compte : influent-elles ou pas sur le comportement? On connait la réponse, scientifique, fiable et reproductible -et reproduite- de biologistes : oui, les hormones jouent sur le comportement).

    En l’état actuel des connaissances, est-il pertinent d’introduire à l’école le gender au lieu de se contenter de limiter le risque de sombrer dans les stéréotypes?

    article le point

    documentaire en Norvège

    Moi, ça, ça me fait franchement peur :
    la page 38, la sexualité d’enfant de 0-4 ans -ils sont sérieux en plus-

  10. dussoubs

    il faut savoir également que l’ONU suite à la conférence de Pékin, en 1995 a nommé un responsable avec des ingénieurs sociaux et des inspecteurs, chargés de faire passer le genderstreaming au niveau de toutes les organisations gouvernementales et non gouvernementales, avec bilan obligatire tous les cinq ans pour voir si le gender progresse au niveau de tous les pays. Il faut lire à ce sujet les ouvrages de Marguerite Peeters( la mondialisation de la révolution culturelle occidentale ) ou de Mgr Michel Schcooyans

  11. ODE

    Bonjour, merci pour cet article très éclairant. J’y souscris entièrement. Que les gens pensent ce qu’ils veulent, mais 1) qu’ils ne cherchent pas à l’imposer à tous, 2) qu’ils permettent à d’autres d’être en désaccord avec eux sans les mépriser mais en acceptant le débat 3) qu’ils ne profitent pas de leur pouvoir pour changer, du coup, toutes les structures millénaires de nos sociétés.
    J’ai une expérience suffisante de maman et d’enseignante pour affirmer, sans l’ombre d’un doute:
    – que ce sont bien les garçons et non les filles qui sont les victimes de la mixité, de la féminisation de la société
    – que dès le tout, tout début de la vie sur terre, les garçons, parce qu’ils sont garçons, sont fondamentalement différents des filles. Pour nous qui avons l’habitude de penser « égalité homme-femme » ou « c’est pas parce qu’il est un garçon que je vais l’empêcher de jouer à la poupée », le réel ne cesse de nous rattraper. Et comme nous ne sommes pas de idéologues, nous regardons cette réalité, évidente, dans une myriade de petits enfants, nés dans des familles différentes, de toutes cultures, et nous ne pouvons que nous rendre à l’évidence. Dès sa naissance le garçon a une énergie, un rapport au monde qui n’est pas celui des filles. OUF! Merveilleux! quelle belle diversité, quelle chance! Ainsi nous bénéficions chacun des différences de l’autre.

    Il est vrai que certains enfants ne se sentent pas bien dans le sexe qui est le leur. J’ai également connu ce cas. Alors, la seule solution responsable de la part des parents, est bien de les confirmer dans leur sexe, dans sa grande qualité de garçon pour un garçon, de fille pour les filles, afin de les rendre heureux, heureux d’être ce qu’ils sont. Oui, « deviens ce que tu es », disait déjà il y a des millénaires la voix de la sagesse. Tant d’entre nous savent, par leur histoire, que là est la voie du bonheur. Devenir ce qu’on est, apprendre à être heureux d’être ce qu’on est, et non vouloir changer, être autre, parce qu’on se déteste soi-même.

    Pour tout cela, parce que le bonheur de mes enfants passe avant tout autre chose, il est évident que je n’hésiterai pas à quitter une société ou une école où des gens, inconnus de moi, à qui je confie ce que j’ai de plus cher au monde, inculquent aux enfants une idéologie, et font croire à mes enfants qu’ils ne sont pas ce qu’ils sont. Qu’ils amènent leurs propres enfants au suicide, d’abord, et qu’ils me laissent m’occuper des miens. Je ne leur interdis pas de faire leur métier, qu’ils ne m’interdisent pas, avec leurs insultes de bas étage, de faire le mien, qui est celui de maman.

  12. Ajax

    Cher monsieur, parleriez-vous de la « théorie de la religion » au sujet de quelqu’un qui postulerait l’existence des religions ? Sans doute pas.

    Le genre, tout autant que la religion, est d’abord une réalité sociale : en l’occurrence celle d’attentes, de rôles et de possibilités différentes assignées aux hommes et aux femmes. L’émergence du « concept de genre » n’est rien d’autre que le retour spéculatif sur cette réalité (de même qu’il a bien fallu, à un moment, nommer le phénomène religieux et l’étudier) et j’oserais dire qu’aucune « conception anthropologique » qui se respecte ne peut faire abstraction du genre tant cette différenciation sociale est structurante.

    Libre à vous de vous mettre la rate au court-bouillon à l’idée que les sociologues qui décortiquent ce phénomène social nient votre merveilleuse fécondité millénaire fondée sur l’altérité, ou réciproquement, mais ne vous étonnez pas que votre refus d’étudier un phénomène social auquel vous êtes passionnément attaché soit considéré comme de l’obscurantisme pur et simple.

    1. Parisien philosophe

      Le problème n’est pas l’existence « d’études de genre » qui comme vous le dites ne sont qu’une autre manière de nommer ce qu’on a toujours fait en sciences humaines.

      Le problème c’est la promotion insidieuse et non assumée d’une déformation idéologique – connue aux USA sous le nom de « queer theory » – et baptisé en France « théorie du genre ». Le nom ne vous plaît peut-être pas mais il désigne une réalité qu’une rapide consultation de site comme http://theoriedugenre.fr/ vous permettra de cerner.

      Preuve a contrario de la difficulté qu’a le gouvernement à assumer ses choix, les disparitions en chaîne de site publics promouvant indifférenciation entre filles et garçons. Madame Belkacem elle-même, en jouant à la maîtresse d’école à l’occasion du démarrage des « ABCD de l’égalité », expliquait très sérieusement aux enfants cobayes de service qu’il était regrettable que plus de filles ne soient pas maçons. Et après ça on ose encore dire que l’on ne veut pas influencer les enfants ? Ce n’est pas la promotion de l’égalité ça, c’est du lavage de cerveau, il faut appeler les choses par leur nom. Ce n’est pas parce qu’on change le nom d’une chose qu’elle change de nature. Un technicien de surface ne devient pas moins balayeur parce qu’on l’a affublé d’un titre pompeux.

      Ce qui est en jeu c’est le contrôle démocratique du peuple sur les gouvernants. Les gens ne veulent pas de cette « théorie du genre ». Vous avez le droit de penser qu’ils ont tord, mais c’est à vous de le prouver. Vous avez le droit de trouver ces pratiques de « lutte contre les stéréotypes » formidables, mais dans ce cas appliquez-les sur vos enfants et laissez tranquilles ceux des autres. Pour ma part je trouve que les parents ont raison de se méfier dans la mesure où l’on ne connaît pas les résultats à long terme de la « théorie du genre ». Si vraiment on prenait la question au sérieux la participation à ce programme devrait se faire comme pour les médicaments sur une base volontaire et informée. Si le gouvernement ne le fait pas c’est donc que spontanément les gens n’accepteraient pas d’y participer. Osera-t-il alors dire qu’il pense pouvoir faire le bonheur des gens malgré eux, parce qu’il sait ce qui est bon pour eux ? Pol Pot aussi disait ça. Regardez les catastrophes que cela a provoqué…

      1. sympl

        Alors la on s’enfonce lentement (mais il etait tard apparemment) :
        – en fait « theorie du genre » est la traduction francaise de « queer theory » ?
        – et de cette theory il y a des traces dans l’ABCD puisqu’en regrettant qu’il y ait peu de femmes macon on leur lave le cerveau ?
        – « les gens ne veulent pas » de la theorie du genre dont on ne connait pas les effets a long terme parce qu’elle n’existe pas ?
        – si le gouvernement ne decide pas d’enseigner l’histoire sur la base du volontariat « c’est donc que spontanément les gens n’accepteraient pas d’y participer » cqfd
        – Pol Pot…

  13. Antoine Jenner

    Tant qu’elles en restaient à l’analyse des rôles sociaux masculins et féminins, les études de genre étaient recevables. Elles ont commencé à dérailler lorsqu’elles ont fondé leur discours sur le postulat que toutes les formes de sexualité se valent, ainsi que toutes les aspirations en la matière, même les plus bizarres (queer). Revalorisant le transsexualisme, elles ont relégué les différences anatomiques sexuelles au rang de particularités telles qu’un long nez ou un gros menton relevant tout bonnement de la chirurgie esthétique.
    Entre le tout construit socialement et le tout naturel, on retrouve la vieille question insoluble de l’inné ou de l’acquis. Les deux se mêlent en réalité et Simone de Beauvoir n’a que partiellement tort : on naît bel et bien homme ou femme mais il est vrai aussi qu’on le devient (deviens ce que tu es). Nous avons le choix de parachever la création ou de la détruire.
    FX Bellamy a bien raison de dénoncer le caractère non scientifique de la théorie du genre. Il cite la lutte des classes comme autre exemple d’intoxication de toute une génération de scientifiques par une idéologie. Il aurait pu citer aussi en biologie le darwinisme et la théorie de l’évolution par la sélection naturelle dont les bons historiens des sciences comme André Pichot ont bien montré l’ineptie et comment cette fausse science a pollué la biologie pendant plus d’un siècle.
    Mais une science débarrassée de tout présupposé idéologique peut-elle encore exister aujourd’hui ?

    1. sympl

      Quand vous dites « queer » en tant qu’aspiration bizarre, pouvez-vous nous dire plus sur ce que vous croyez que ce mot recouvre ? Merci d’avance

      1. Parisien philosophe

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_queer
        La théorie queer est une théorie post-structuraliste sociologique pour laquelle le genre social (masculin ou féminin) d’un individu n’est pas déterminé exclusivement par son sexe biologique (mâle ou femelle), mais principalement par son environnement socio-culturel et son histoire de vie.

        Cette théorie différencie donc sexe (mâle/femelle) et genre (masculin/féminin) par rapport à une société qui tendrait à considérer comme anormaux les individus qui ne se situent pas dans la normalité d’une hétérosexualité perçue comme naturelle et innée, avec un genre découlant du seul sexe acquis à la naissance.

        Ses deux problèmes principaux sont :
        1) qu’elle n’es pas prouvable, elle discours sur le plausible/vraisemblable (la sociologie est une interprétation d’un ensemble de faits arbitrairement assemblés)
        2) elle réduit la personne à la schématisation que cette théorie fait de sa pratique sexuelle. (d’où la multiplication des appellations puisqu’en fait chaque personne est unique et agit comme femme ou homme et pas comme « hétéro », « homo » ou n’importe quoi d’autre. Une personne sexuellement abstinente ne cesse pas pour autant d’avoir une libido, elle la gère à sa manière)

        1. sympl

          Merci pour vos messages (on va passer sur la forme pour s’interesser a ce que vous essayez de nous dire sur le fond).
          Ici donc vous avez resumé la theorie queer et ainsi montré qu’il ne s’agit pas d’une aspiration sexuelle comme Antoine Jenner le croyait.
          Quant a vos critiques sur la theorie :
          – elle n’est pas prouvable, OK et ? Il s’agit essentiellement d’une hypothese de travail pour des sociologues, en quoi cela a à voir avec le debat sur l’ecole ? La dictature socialiss a créé des camps d’enseignement de la sociologie pour instits de maternelle recalcitrants ?
          – « reduit a la pratique sexuelle » : non, trois fois non, relisez votre wikipedia ; et l’abstinence a encore moins a voir avec le sujet

  14. Catho attristé

    Un catho favorable au genre et donc attristé par une part de son Eglise.

    De la science.
    FX Bellamy veut montrer que le concept genre relève d’une théorie et que celle-ci serait fallacieuse. Il se sert d’un argument épistémologique classique sur le caractère contestable ou réfutable d’une théorie en science. Mais, prétendre que le « non débat »sur le concept de genre en sciences sociales est une preuve de sa non-scientificité est aussi absurde que dire que le non débat sur la gravité en physique est une preuve de sa non pertinence. Le genre, concept scientifique qui sert à montrer que les comportements définis comme masculin et féminin sont essentiellement construits socialement, est un outil des sciences sociales, aujourd’hui adopté par tous dans la communauté scientifique. Pour donner une référence, antérieure à la formalisation du concept, je conseille la lecture de l’œuvre de Margaret MEAD, « Mœurs et sexualité en Océanie » qui montre au terme d’une enquête rigoureuse, cette construction sociale des rôles féminins et masculins. L’utilisation du concept de genre dans des théories scientifiques peut être plus ou moins explicative et donc réfutable. Mais, au risque de me répéter, rejeter le concept en lui-même est une position de refus de la science.

    De la politique.
    Quand des députés se sont opposés à l’expression « promouvoir l’égalité de genre » pour préférer l’égalité homme/femme, j’ai d’abord trouvé cela comique. Il n’y a évidemment pas « naturellement » égalité entre l’homme et la femme, mais biologiquement plutôt complémentarité. D’où l’intérêt du concept de genre, il permet d’affirmer que les différences de rôles, de statuts, de comportements, de droits entre homme et femme doivent tendre vers l’égalité. Après avoir trouvé cela comique, cela m’a inquiété. Le refus d’une égalité de genre et l’affirmation d’une complémentarité homme/femme semble bien signifier une impossibilité à reconnaître l’égalité sociale entre homme/femme. En démocratie, le combat pour l’égalité reste toujours un horizon indépassable. Comme catho, l’égalité démocratique résonne fortement avec la Fraternité comme enfant de Dieu.

    De la Foi.
    Jeune étudiant catholique, j’ai découvert, il y a une vingtaine d’années la sociologie et le concept de genre dans mes études en économie. Cela a conforté ma foi. Si le genre n’existe pas, alors nos comportements sont guidés par la nature, par la biologie alors… en quoi sommes-nous différents des animaux ? Où peut se situer notre Liberté, essentielle à notre Foi ? A l’inverse, avec le concept de genre, nos comportements masculins et féminins sont construits socialement, c’est-à-dire, sont le résultat de notre culture humaine et notre liberté peut s’exercer. C’est pour moi fondamental et c’est ce qui me rend triste quand j’entends le discours de certains catholiques : penser le genre comme catholique est une vraie chance pour saisir en quoi l’être humain est particulier. Les sciences sociales confortent la Foi : la façon d’être au monde relève d’un choix en conscience et non d’un déterminisme biologique.

    Pour conclure, je suis inquiet de voir une partie de mon Eglise tomber à nouveau dans un piège qu’elle n’a pas su éviter dans le passé. Avoir peur de l’avancée de la science qui vient remettre en cause quelques certitudes (cela a toujours été le rôle de la science), puis rejeter ces avancées, cela s’appelle de l’obscurantisme… Je crois au contraire que plus la science nous aide à comprendre le monde, plus nous pouvons nourrir intelligemment notre foi.

    1. Parisien philosophe

      C’est triste de faire des confusions comme le commentateur

      De la science
      Le concept de « gravité » n’a rien d’évident et est discuté par les physiciens. Il est un outil pour rendre compte de phénomènes, mais est-il pleinement conforme à ce qui se passe ?
      Ce qui est en jeu c’est 1) de savoir si le concept de genre est pertinent 2) de savoir si on peut en discuter Si cela n’est pas le cas alors le « genre » n’est pas un concept scientifique mais idéologique

      De la politique
      Un homme n’est pas une femme et ils ne sont donc pas égaux. On ne traite avec égalité que des situations identiques ou interchangeables. La question des rôles sociaux est secondaire et anecdotique. Pire, si l’on vous prend au sérieux ce sont les hommes qui sont aujourd’hui discriminés et ont moins de droits que les femmes (et sont moins diplômes, plus souvent au chômage, voient moins leurs enfants, en peuvent empêcher un avortement…). On ne peut parler que d’égalité de traitement, en fonction des besoins spécifiques des hommes ou des femmes.

      De la foi
      La foi ne nie pas une certaine utilité de l’idée de « rôles sociaux » mais en ce sens les « études de genre » ne sont qu’un déploiement des virtualités de l’Evangile. Ce que l’Eglise critique c’est la réduction des personnes à une partie – certes importante – mais une partie seulement de ce qu’elles sont : l’union d’un corps vivant et d’un âme spirituelle. On doit toujours les garder unis. Mes actes sont ceux d’un homme, dans mon corps d’homme, pas d’un zombie qui accidentellement piloterai un scaphandre peint en bleu.

      1. sympl

        Suite de mes reponses donc :
        – Science : je vous en prie, inscrivez-vous a l’universite et debattez, personne ne vous en empeche. Si la manifpourtous pouvait mobiliser tous ces aspirants scientifiques sur la biologie au lieu de la sociologie on obtiendrait le vaccin contre le SIDA en quelques semaines.
        – Politique : les dominants auront toujours l’impression que leur domination est anecdotique, meme les esclavagistes n’avaient pas de remords. Un homme et une femme ne sont pas egaux ? Beau sophisme, en ce cas considerez aussi que un homme (petit, vieux, handicapé) et un homme (jeune, beau, riche) ne sont pas égaux, n’ont pas les memes besoins, ne sont pas interchangeables. Hommes discriminés ? Le nouvel argument des anti-IVG est qu’en fait les femmes se font avorter sous la pression de leur compagnon, il faudrait choisir…
        – Foi : vous parlez des « actes d’un homme », sont-ils definis ? Nettoyer, cuisiner, s’occuper des enfants est-il interdit aux hommes par l’Ancien Testament ?

  15. Agoraproject

    Je n’ai certainement pas la même aisance d’écriture que l’auteur de ce blog et d’autres posteurs, mais avec des mots maladroits et et une construction sans queue ni tête je me lance pour essayer d’exprimer qques modestes idées.

    Je vous conseille d’écouter le témoignage de femmes qui veulent changer de sexe et qui démarrent un régime hormonal à base de testostérone. Bien sur, cela transforme leur corps (corpulence, pilosité …) sans que l’on puisse se douter que cette personne est née femme . Mais surtout elle vous racontera les grands changements qui ont lieu au niveau de sa perception et cela relève pour eux d’une sorte de miracle : accélération des pensées, sens de l’orientation accrue (dixit) et je ne dis pas que l’homme est plus intelligent pour ceux de mauvaise foi qui voudraient déformer mes propos.
    Bien sur que la chimie qui différencie les sexes conditionne beaucoup plus les comportement que la société.
    D’ailleurs notre société est archi tolérante à toutes ces nuances, aux trans genre naturels ou souhaités.
    Ces différences, je devrai parler de complémentarité, devraiient être admirées et respectées comme la symbiose entre les fleurs et les abeilles.

    La nature comme Dieu est tolérant. Je parle de dieu à un niveau de croyance, dans l’idée que s’en font ceux qui y croient, pour ce qui est des religions monoteistes en tout cas (j’ai failli dire moderne mais ça aurait fait fuir certain qui haïssent dieu par principe). Parlons plutôt de nature, qui comporte de vraies anomalies (genetiques) mais également des animaux qui changent de sexe, en général en cas de nécessité ou pas,d’ailleurs, des comportement sexuels pas très catholiques comme les bonobos qui n’ont presque rien à envier avec les backrooms parisiennes.

    Ce qui me pose problème c’est cette volontée farouche de tuer cette creation naturelle en allant jusqu’à vouloir conditionner des enfants de bas âge. Il est le fruit d’une évolution extrêmement longue, autant dire d’une sélection naturelle qui n’est pas prêt d’évoluer de sitôt.

    Je pense que derrière tous ces gens qui détestent la religion et le concept de dieu se cachent des personnes qui fantasment de prendre sa place et redessiner les lignes de notre propre nature. Des docteurs Frankeinstein en quelque sorte ou des dictateurs social.

    La société donne absolument les mêmes droits aux hommes, aux femmes et aux autres ou du moins s’y emploi avec envie. Pour prendre un exemple, qui est contre que les femmes soient autant payés que les hommes. Si ce n’est pas encore acquis dans faits dans tous les domaines ça n’est du qu’à des mécanismes qui ne sont pas encore bien réglé. Dans certaines situations d’ailleurs, les femmes peuvent être mieux payé et sont plus protégée du fait de leur particularités comme leur capacité à enfanter ou leur faiblesse physique.

    On ne choisit pas son genre. C’est quelque chose que l’on ressent naturellement et qui doit être accepté et accompagné par le reste de la société avec amour et tolérance.
    Mais personne ne doit décider ou même influencer le genre de chacun surtout en ce qui concerne les enfants.
    C’est évident que cela est très perturbant pour eux.

    Je ne comprend pas que des homosexuels puissent emmener, par leur lobbying, toute une génération sur une voie qui les a fait tant souffrir. Aujourd’hui que le volet de l’intolérance est clos, je me demande ce qui se cache derrière cette volontée de perturber le développement de tant d’enfants car ont ils vraiment besoin qu’on les questionne si jeune sur ces sujets? L’âge de la puberté ne suffirait pas?
    Les parents qui interdiraient leur garçon de tricoter ou leur fille de jouer au football sont ils vraiment si nombreux?
    Personnellement je pense que ces évolutions de la société n’ont pas eu besoin de l’école pour arriver et que l’introduction de cette théorie dans les programmes scolaires n’à que pour but de s’approprier une évolution qui a déjà eu lieu, au risque de perturber gravement nos enfants.

    Et puis il y a les lobbys gay et lesbien.
    Quel serait l’intérêt d’augmenter le nombre d’homosexuels ?
    Est ce que ce mouvement pourrait remettre en cause la tolérance qui,s’est doucement installé?

    Nos enfants ne sont pas vos cobayes. L’école doit supléer à la déficience de l’éducation de certains parents mais supporter ceux qui s’en occupe bien. Certe les enfants n’appartiennent pas a leur parents, mais leur éducation oui. D’autre part, les enfants n’appartiennent ni à l’état, ni à l’école.

    Le meilleur des mondes n’est ni une question de providence ni le monde du roman d’Aldous Huxley.
    Ce sera toujours la chaleur, l’unité et la singularité de sa propre famille, un ancrage dans le temps, dans l’histoire et l’évolution qui nous a fait homme.
    Laissons l’école à sa place car ça devrait être le contraire d’un lieu de conditionnement, ce qui est d’ailleurs le grand principe de la laicite.

    Savez vous pourquoi les Allemands se méfient encore aujourd’hui de l’école?
    À une certaine époque, les écoles religieuses ont sans doute été le lieu de conditionnement aussi.
    L’école ne doit pas créer de la peur ni chez les enfants, ni chez les parent.

    1. sympl

      Bonjour, je vais vous poser mes questions habituelles mais jusqu’ici personne n’a souhaité y repondre :
      – vous dites « en allant jusqu’à vouloir conditionner des enfants de bas âge » puis « des homosexuels puissent emmener, par leur lobbying, toute une génération sur une voie qui les a fait tant souffrir » et « l’introduction de cette théorie dans les programmes scolaires », j’aurais aimé savoir de quoi vous parlez concretement
      – quand vous dites « augmenter le nombre d’homosexuels » vous croyez vraiment que c’est ce qui se passe dans les ecoles francaises ? Serieusement ?
      – enfin petite question culturelle, « les Allemands se méfient encore aujourd’hui de l’école » : vous avez des exemples ?

      1. Agoraproject

        1- Vous répondez vous même à votre interrogation dans votre question en me citant : « l’introduction de cette théorie (des genres) dans les programmes scolaires ». Je trouve que c’est dangereux d’encombrer les enfants en bas âge avec des problèmes de sexualité ou même de genre. Pour la plupart des garçons, être attiré par des voitures ou des pistolets en plastique ou par des poupées pour les filles est complètement naturel. Moi qui ai déjà plus de 40 ans, à mon époque, je choisissais déjà mes cadeaux de nöel sur des petits catalogues, et ce n’était pas influencé par mes parents.
        Le problème de cette théorie ce sont les arrières pensées extrémistes de la violente LGBT qui au final ne représente qu’une minorité des homosexuels. L’école c’est pour apprendre à lire, non pas pour contredire les choix moraux des parents pour leur enfants qui ne plairaient pas à certains.
        Si certains veulent diriger la sexualité de leurs enfants à travers l’école, ils pourraient éventuellement créer des maternelles privées Gay et Lesbien LOL mais l’école laïc ça veut dire neutre de croyances.

        2- Je pense que c’est le but caché de la LGBT. Consultez certains sites d’homosexuels. Le grand jeux c’est de se convaincre que les hétéros séduisants seraient des homosexuels refoulés.
        Faire la promotion de l’homosexualité sur ces forums, entre adultes, c’est tout à fait acceptable. Mais laisser rentrer cette théorie à la maternelle sous quelque forme que ce soit, non. Le lobbying de ces assos extrémistes est insupportable. D’autant plus que la France n’a pas vraiment de leçons de tolérance à donner à ce niveau là.
        122 agressions homophobes par ans contre 200 viols de femmes par jour. Je vous laisse réfléchir sur ces chiffres et les priorités que devraient avoir le gouvernement.
        Mais je vous rassure, je trouve aussi qu’en dehors des écoles, la pornographie qui s’affiche sur les kiosques à journaux par exemple, sur le chemin de l’école, est insupportable. Tout lieu de passage d’enfants devrait être préservé, pour protéger leur innocence. L’enfance est un des plus beau moment de la vie. Mettons nous à leur niveau.
        Personnellement mon enfance a été pollué par les lectures d’adultes qui trainaient dans la maison, je m’en serait bien passé, cela a un peu gâché ma vie sexuelle.

        3- Oui, c’est encore presque honteux en Allemagne d’envoyer son enfant à la crèche, les femmes on une nette tendance par rapport à la France, à prendre des congés pour les élevés. La cause en vient de la période Nazi d’après les sociologues.
        Prenez la peine de vous renseigner, c’est tellement facile : J’ai tapé « faible frequentation creche allemagne » sur google et j’ai tout de suite trouvé des articles confirmant mes propos.
        Le débat est plus intéressant quand chaque partie va vers l’autre en se renseignant soi même.

        1. sympl

          Sur vos points 1 et 2 : personne de serieux n’a parlé d’enseigner la sexualité a des enfants de maternelle, a part les fameux SMS et a travers eux toute une frange de la societé qui trouve son interet dans la decredibilisation sans distinction de tout ce qui vient du gouvernement (que cela ait eu lieu sous le gouvernement precedent ou non).
          Croire et faire croire qu’il y a un lobby ultra-minoritaire qui en sous-main cherche a tout controler et « augmenter le nombre d’homosexuels », que voulez-vous c’est d’une absurdite extreme, il n’y a pas d’autres mots.
          Votre point 3 « les Allemands se méfient de l’école a cause des Nazis » est tres savoureux, non seulement parce que je vis en Allemagne depuis 10 ans et sais donc quand meme de quoi je parle, mais aussi parce que cette theorie d’un pays qui se mefie de l’ecole est on ne peut plus fausse.

          Ma conclusion de ces discussions ici est que le blog de M. Bellamy fait surtout office de caisse de resonnance pour ceux qui pensent deja comme lui et ne contribue apparemment ni a la compassion catholique ni a l’ouverture aux autres. Il est facile a ce moment-la de se victimiser et parler de « debat interdit ».

  16. hello

    Dès la maternelle :
    http://www.snuipp.fr/Parler-d-homoparentalite-et

  1. Peillon, Vallaud-Belkacem, ne faites pas genre…

    […] aller plus loin, un article de F-X Bellamy et une série d’essais du philosophe Philarête qui a étudié les questions de genre en […]

  2. Le débat interdit » Pensées...

    […]   […]

  3. Genre et identités | Pearltrees

    […] Le débat interdit […]

  4. Le débat interdit : La théorie du genre existe-t-elle ? | CatInfor.com

    […] aller plus loin et plus en profondeur, l'excellente tribune du jour est signée François-Xavier […]

  5. Ne nous trompons pas de peur | Baroque et fatigué

    […] des débats sur le genre. Néanmoins, je m’y colle encore une fois. Je suis parti d’un billet rédigé par M. François-Xavier Bellamy, adjoint au maire de Versailles, ancien élève de […]

  6. Le genre, une “hypothèse idéologique” ? Deux réponses à F.X. Bellamy. « FHEDLES – Femmes et Hommes, Egalité, Droits et Libertés, Dans les Eglises et les Sociétés

    […] article de François-Xavier Bellamy circule dans certains milieux catholiques pour décrédibiliser le […]

  7. Blog du Prieuré de France » Restons mobilisés malgré la victoire !

    […] dans les esprits des plus jeunes notamment. Et il le fait en avançant masqué comme le montre François-Xavier Bellamy sur son […]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser les balises HTML suivantes : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>