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Bilan de première année de mandat au Parlement européen (2019-2020)

Retrouvez ci-dessous ou téléchargez le bilan de la première année de mandat de François-Xavier Bellamy au Parlement européen.

Réponse à Julie Lechanteux et Thierry Mariani

Je n’ai pas l’habitude de répondre aux attaques sur Twitter, mais je fais une exception car cet épisode me semble révélateur.

Je suis attaqué ce matin par deux élus du Rassemblement National, Julie Lechanteux et Thierry Mariani : ils m’accusent d’avoir voté le plan de relance européen, auquel je me suis pourtant longuement opposé dans de nombreuses interventions, y compris en séance plénière jeudi dernier au Parlement européen.

Petit problème dans leur démonstration : ce plan de relance n’a même pas été l’objet d’un vote du Parlement… Le Parlement ne votera d’ailleurs jamais sur le principe même de cet emprunt européen, car cela ne relève pas de sa compétence – ce qui constitue d’ailleurs l’un des aspects du problème démocratique qu’il pose. Je n’ai pas entendu Mme Lechanteux ni M. Mariani s’exprimer à ce sujet la semaine dernière, je ne les ai d’ailleurs pas croisés dans l’hémicycle ; s’ils étaient à Bruxelles, sans doute sauraient-ils que le Parlement a voté, non sur le plan de relance, mais sur une résolution, dont le contenu critique précisément l’accord intervenu au Conseil européen à propos de ce plan (article 3 : « Le Parlement n’accepte pas cet accord politique »). C’est pour cette raison que j’ai voté en faveur de cette résolution, comme je l’ai expliqué lors de mon intervention en séance plénière. J’ai voté très clairement contre tous les passages susceptibles de constituer une approbation de l’emprunt européen. Chacun pourra s’il le souhaite vérifier cela en se référant aux comptes rendus publiés sur le site du Parlement.

Pour ma part, je poursuis mon engagement dans le même esprit : la démocratie suppose d’être capables de s’opposer vigoureusement quand il le faut, mais cela n’implique pas de raconter n’importe quoi… Il est bien triste que des élus auxquels des Français ont confié leur voix la discréditent si souvent, par incompétence, par sectarisme ou simplement par paresse intellectuelle.

Enfin, un dernier mot plus particulier à l’attention de M. Mariani : je suis régulièrement la cible de vos attaques, et je n’y ai jamais répondu jusque là. Mais puisque l’occasion s’en présente aujourd’hui, un simple rappel : vous avez été député de l’UMP pendant de très longues années, à une époque où elle était bien éloignée de ce que vous dites défendre aujourd’hui. Comme secrétaire national de ce parti, vous défendiez le TCE, le traité de Lisbonne et le fait de passer de l’unanimité à la majorité qualifiée au Conseil européen, après le « non » au référendum de 2005. Vous entendre aujourd’hui m’accuser de « fédéralisme » est donc – relativement – amusant. « C’est une grande chose que de n’avoir rien fait, mais il ne faut pas en abuser. »

François-Xavier Bellamy

Échanges à Budapest avec Viktor Orbán

« A Budapest les 6 et 7 juillet, à l’invitation du Premier ministre Viktor Orbán et de Katalin Novak, pour échanger avec des membres du gouvernement et parlementaires hongrois. Il est plus nécessaire que jamais de maintenir un dialogue ouvert et actif entre l’ouest et l’est de l’Europe. Heureux d’avoir pu rencontrer Zsolt Németh, président de la commission des affaires étrangères du Parlement hongrois. Échanges approfondis sur les sujets importants de l’actualité européenne, et sur les liens historiques entre la France et la Hongrie. »

Dans Le Figaro du 6 juillet 2020 :

François-Xavier Bellamy s’est rendu à Budapest lundi, à l’invitation de trois chefs d’État et de gouvernement rassemblés par la fondation hongroise pour une Hongrie civique. L’eurodéputé LR et président de la délégation française au sein du groupe majoritaire PPE, doit participer à une conférence mardi qui sera diffusée en ligne mercredi. Thème de l’échange : « Une Europe non censurée, les leaders européens sur l’avenir de l’Europe ».

Outre François-Xavier Bellamy, l’événement réunit le premier ministre hongrois Viktor Orban, le premier ministre slovène Janez Jansa et le président de la République de Serbie, Aleksandar Vucic. « Il y a une chose que je crois absolument décisive aujourd’hui, c’est de pouvoir maintenir le dialogue car l’Union européenne est menacée par de vraies fractures. On a beaucoup parlé de la fracture Nord/Sud mais la fracture Est/Ouest me semble encore plus inquiétante aujourd’hui », explique l’élu de Versailles. L’ancien professeur de philosophie veut s’emparer de cette occasion pour échanger « de manière franche, ouverte et constructive » avec des responsables politiques européens membres de sa famille politique (PPE).

Si certains élus, comme le premier ministre hongrois Viktor Orban, sont parfois classés parmi les dirigeants « populistes », François-Xavier Bellamy se méfie de la « facilité » avec laquelle les condamnations « très souvent infondées » se succèdent. « Pendant la crise du coronavirus, on a entendu que Viktor Orban aurait quasiment aboli la démocratie en Hongrie alors qu’en réalité, sa loi sur l’état d’urgence contenait des dispositions assez semblables à celles votées en France. Elles ont d’ailleurs été suspendues en Hongrie alors qu’elles ne le sont pas encore dans notre pays ».

Pour François-Xavier Bellamy, ceux qui entretiennent ce genre d’attaques « fragilisent » l’Europe qu’ils « prétendent défendre ». L’intéressé anticipe aussi les critiques éventuelles : « Ceux qui oseront me reprocher d’être allé dialoguer avec des membres de ma propre famille politique et des dirigeants européens, n’ont rien compris, je crois, à ce que doivent être l’Europe et la démocratie ».

Le député européen plaide pour une compréhension des différentes visions européennes. Il souhaite profiter de cette conférence pour aborder le rapport entre les Européens et la démocratie libérale. « La lutte fondatrice contre l’idéologie du communisme soviétique doit nous garder profondément attachés au respect de la liberté et de la liberté de conscience qui sont au cœur de la démocratie », estime le parlementaire.

Avec André Bercoff et les auditeurs de Sud Radio

Entretien avec André Bercoff

Accéder à l’intégrale (dont les questions-réponses avec les auditeurs)


Réponses aux auditeurs de Sud Radio

François-Xavier Bellamy répond à André Bercoff et aux auditeurs de Sud Radio

🎙️ Invité hier de Sud Radio, pour répondre aux questions d'André Bercoff et des auditeurs.

Publiée par François-Xavier Bellamy sur Jeudi 16 avril 2020

 

Angela Merkel, Bundestag, CDU-CSU : déplacement à Berlin

François-Xavier Bellamy et Angela Merkel, Berlin, novembre 2019

Quelques mots pour revenir avec vous sur ce premier déplacement en Allemagne : trois jours très denses, consacrés à nouer des relations avec de nombreux acteurs qui joueront un rôle important pour avancer dans les années à venir sur les sujets concrets qui attendent nos pays.

Échanges avec Angela Merkel, des élus du Bundestag et des dirigeants de la CDU-CSU

Au cours de ce déplacement, j’ai pu échanger avec la Chancelière Angela Merkel, de nombreux élus importants du Bundestag, et des dirigeants de la CDU-CSU. J’ai été reçu par la Fondation Konrad Adenauer, et invité à la Europa Rede, un discours annuel organisé chaque année à la veille de la commémoration de la chute du mur de Berlin, et prononcé cette année par Ursula von der Leyen, nouvelle présidente de la Commission européenne.

Quels enseignements retirer de ce premier déplacement en Allemagne ? Je repars d’abord avec le sentiment qu’il nous faut reconstruire un dialogue plus franc et plus concret pour tenter de rapprocher nos points de vue. Sur beaucoup de sujets, nous avons parfois des désaccords avec nos amis allemands, et cela a pu fragiliser notre pays et toute l’Europe dans un moment pourtant critique : sur le rapport à la mondialisation, au commerce extérieur, à la politique monétaire ; sur la crise migratoire, ou encore sur la réponse à apporter au défi climatique… Ces sujets essentiels ont pu être l’occasion, ces dernières années, d’incompréhensions et d’erreurs. Mais il me semble que nous avons aujourd’hui un moment à saisir : en France comme en Allemagne, nous percevons bien aujourd’hui que l’Europe est en crise, qu’elle semble subir une histoire qui s’écrit trop souvent sans elle. Cette crise peut être une chance, si elle devient l’occasion d’un réveil.

Le dialogue avec nos interlocuteurs allemands peut être direct et ouvert

J’ai été très surpris et heureux de voir à quel point, sur tous ces enjeux, le dialogue avec nos interlocuteurs allemands peut être direct et ouvert. J’ai abordé de nombreuses priorités que nous avons défendues pendant notre campagne, et qui pourront se réaliser si nous les partageons avec l’Allemagne : rééquilibrer la mondialisation par une nouvelle approche du commerce international ; protéger les frontières extérieures de l’Europe pour que nos pays puissent déterminer librement leur politique migratoire ; se doter, non plus seulement de normes européennes, mais d’une vraie stratégie commune pour notre industrie, afin de garantir notre autonomie et nos emplois… Sur tous ces sujets, bien des pas en avant sont possibles aujourd’hui. Bien sûr, la France et l’Allemagne ne décideront pas seules de l’avenir de l’Europe ; mais si nos pays progressent sur ces sujets concrets, ils peuvent servir le renouveau dont nous avons besoin.

Cela suppose d’aborder tous ces débats avec sérieux, avec exigence mais aussi avec l’écoute et la simplicité nécessaires. La voix de la France est souvent rendue inaudible par une forme d’arrogance et d’inconséquence. Avec les amis allemands que j’ai rencontrés, nous avons convenu d’initier un rendez-vous au moins annuel, en nous consacrant à chaque fois à un sujet précis, pour pouvoir obtenir des avancées concrètes.

François-Xavier Bellamy

 

Avec Hans-Gert Pöttering, ancien président du Parlement européen, Angela Merkel, et Norbert Lammert, ancien président du Bundestag et président de la Konrad-Adenauer-Stiftung

Publiée par François-Xavier Bellamy sur Dimanche 10 novembre 2019